La pêche à l’anguille à Eskasoni avec Barry Bernard
Le Lac Bras d'Or en l'été.
The C@P Society of Cape Breton.
Barry Bernard La première fois que je suis allé à la pêche à l’anguille, j’y suis allé avec mon grand-père. C’était au cours de l’été, je dirais juin ou juillet. Il a dit qu’il fallait tenir le bateau prêt. Il savait quelle nuit le temps serait calme et qu’il n’y aurait pas de vent.
Je tenais le bateau prêt, il m’a dit de préparer un repas à emporter. Nous avons attendu jusqu’à la nuit tombante. Eh bien, l’eau était si calme qu’elle était claire comme du verre. Nous avons utilisé une lampe à gaz pour avoir de la lumière pour pêcher les anguilles.
Nous sommes allés dans le Bras d’Or, sur la côte de Whycocomagh. C’était six heures, il y avait sept pieds d’eau et vous pouviez voir les anguilles étendues à plat. Je dirais qu’il ne lui a fallu que quelques minutes pour attraper un couple d’anguilles. Il m’a demandé de m’y essayer et je pense que j’ai essayé une dizaine de fois avant que finalement je prenne ma première anguille!
Il faut une méthode, il faut un truc. L’objectif et le temps, voilà ce qui était très important lorsque vous essayez d’attraper une anguille. Ainsi cela a été ma première expérience de pêche à l’anguille.
Ma deuxième expérience a eu lieu au cours de l’été, ce même été, c’était environ six heures du matin. C’était une méthode différente de la pêche aux anguilles, c’est parce que nous flottions, l’eau était agréable et calme. Tandis que nous flottions, vous pouviez voir les anguilles, les trois-quarts de leurs corps debout, comme des algues marines.
Les outils de pêche d'anguilles.
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J’ai demandé à mon grand-père, «Pourquoi se tiennent-elles debout? Pourquoi ne se couchent-elles pas?» Il m’a dit: «C’est qu’elles attendent leur proie.»
Tôt le matin ce jour-là, vous pouviez voir les anguilles se tenir debout comme des algues marines. Il fallait être patient. Vous deviez vous faufiler derrière elles, tenir votre lance toute prête – la lance était faite de deux morceaux de bois, avec une barre d’acier dans le milieu. Vous deviez avoir une ouverture de 2.5 pouces, avec une barre d’acier qui est très pointu. Quand vous touchiez l’anguille, vous dirigiez la lance vers le fond, vous laissez l’anguille s’enrouler autour de la barre ou de votre bâton, puis vous la rameniez vers le bateau. Si vous le faisiez trop vite, elle pouvait tout juste tomber du bâton et partir au large, de sorte que vous la laissiez s’enrouler autour de votre bâton.
Vous deviez veiller à garder la tradition Mi’kmaq. Par exemple, la pêche à l’anguille, ou n’importe quel type de chasse ou de pêche, venait de vos grands-parents or de votre père. Les techniques de la pêche à l’anguille ont été transmises de mon grand-père à mon père puis à moi, et maintenant je vais les transmettre à mes fils. Qui je l’espère pour mon fils va garder la tradition – et la transmettre à ses fils, aux fils de ses fils. C’est une tradition Mi’kmaq de vous montrer comment survivre, en utilisant des techniques, des outils, en attrapant du poisson ou votre chevreuil ou votre original ou votre lapin. Tout cela dépendait du moment de la saison qu’il était.
Calum: Comment ont évolué les outils depuis que vous avez grandi?
Barry: Aujourd’hui il y a des lances que vous pouvez acheter à EBay! Ils font beaucoup de plongée et ils utilisent des lances pour capturer le saumon. Quand j’étais jeune à Whycocomagh, nous avions l’habitude d’utiliser des pièges à lapin pour la saison du saumon. Vous mettiez un filet à lapin au bout de votre bâton, quand vous voyiez un saumon, vous avez juste progressivement essayé de le prendre et mis peu à peu le filet autour de sa tête. Ensuite vous le tirez vers le haut, en tenant le filet à lapin, et vous jetiez le bâton et le filet sur la berge.
Parfois, nous avons plongé – nous utilisions un bâtons ou une lance pointue, tout ce que vous pouviez faire à cette époque vous pouviez piquer votre saumon, et une fois que vous aviez piqué votre saumon vous le laissez sur votre bâton et il finissait bien par mourir. C’était l’une des manières, vous pouviez aussi utiliser un vers, un hameçon ou fabriquer un piège.
Comme les temps ont changé, j’ai remarqué les différentes technologies qui sont apparus, vous arriviez à vous adapter à ce monde. C’est plus rapide pour capturer, et il existe des moyens de capture qui sont plus rapides qu’auparavant. De meilleurs moyens. Comme les temps ont changé, vous pouviez vous aussi changer avec le temps.
La promenade vers le lac Bras d'Or.
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Qu’est-ce que je constate maintenant, c’est la raréfaction des anguilles. Quand j’étais jeune, il y avait beaucoup d’anguilles. Il était courant de voir une famille avoir un dîner d’anguille, ou un ragoût d’anguille. Dans le monde d’aujourd’hui, ce n’est qu’un petit nombre de gens qui continuent de maintenir cette tradition où ils vont aller à la pêche aux anguilles et font ensuite une fête traditionnelle. Aujourd’hui, c’est un délice exceptionnel, je suppose.
Comme les temps changent, nous augmentons beaucoup la pollution dans les lacs Bras d’Or. Il y a maintenant une maladie qui infecte les anguilles dans les lacs Bras d’Or – un parasite qui va dans la vessie natatoire et les empêche de plonger pour trouver à manger. J’ai remarqué qu’elles ne sont plus aussi nombreuses qu’elles étaient. Je ne sais pas si c’est la surexploitation ou la pollution – ce qui cause la raréfaction – mais j’ai remarqué aujourd’hui que ce n’est plus facile du tout, comme cela l’était autrefois. Elles ne sont plus abondantes comme elles l’étaient.
Nous n’avons plus de pêche aux anguilles au Cap Breton. Nous pensons qu’il y en aura toujours ici, mais j’en doute. Nous devons trouver des moyens d’élever les anguilles, afin de pouvoir en vendre sur le marché.
Pour nous, l’anguille était aussi utilisée comme remède médical. Quand j’étais jeune, si vous étiez malade, ma grand-mère faisait du ragoût d’anguille, et le bouillon du ragoût vous faisait dormir. Dieu sait ce qu’il y a dans l’anguille, mais ils l’utilisaient comme une sorte de médicament.
L'utilisation d'une hache pour couper un trou dans la glace épaisse.
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Calum: Mangez-vous souvent de l’anguille?
Barry: La dernière fois que j’ai mangé de l’anguille c’était il y a deux semaines. Je mange de l’anguille, autant que je le peux. Je l’attrape moi-même, je vais souvent à la pêche. Je suis un pêcheur à la mouche, un pêcheur pour le loisir que la pêche offre. Je fabrique mes mouches moi-même. J’entraîne mes enfants à la pêche, à la pêche à la mouche ou à la pêche à l’anguille. Quelle que soit la pêche que nous faisons, nous partons tous à la pêche en famille, parce que mes garçons adorent la pêche, et que c’est quelque chose qu’ils n’apprennent pas à l’école.
Je suis allé à la pêche avec mon fils et je lui ai dit: «Si nous attrapons quelque chose, nous allons le manger». Nous avons pris un couple de truites, nous les avons cuites sur un feu de bois, et nous avons eu notre dîner. Pour eux, c’est quelque chose qu’ils n’apprennent pas à l’école. C’est une façon pédagogique d’enseigner à une personne comment survivre au-dehors de la maison, dans les contrées isolées. Aujourd’hui, la plupart des gens vont à Wal-Mart ou à Sobey’s ou à Foodland ou quoi que ce soit. Il n’y a pas beaucoup de gens qui dépendent directement de la nature.
J’ai grandi avec les lapins. Mes grands-parents étaient des fabricants de paniers et des trappeurs. A cette époque comme je vivais avec mes grands-parents, nous pouvions mettre des pièges, aller à la pêche, chasser du petit gibier, et ce serait notre souper ou notre dîner ou quoi que ce soit.
Tout ce que nous faisons avec des manches de haches, des manches de pioches, des paniers, nous allions les vendre dans les rues. Nous avions une boutique de paniers. Je me souviens des Américains qui s’arrêtaient à la maison, ils achetaient des paniers. Cela faisait partie de nos moyens de subsistance puisque nous étions des fabricants de paniers.
L'enlèvement de la glace du trou.
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Nous faisions un peu d’élevage de poulets, j’ai eu un élevage de poulets. Nous avons eu des porcs, nous avons eu un jardin. Nous n’échangions pas beaucoup d’argent, nous faisions beaucoup plus de troc. Je me souviens d’une famille allemande de Whycocomagh, je leur ai échangé des œufs contre des bandes dessinées.
C’était une façon pour moi d’apprendre l’anglais, parce que je ne suis pas allé à l’école avant d’avoir treize ans. L‘anglais ne m’a pas été familier avant d’avoir treize ans. Et puis j’ai pensé que c’était une langue étrangère. C’était pour moi la plus difficile des langues du monde à apprendre.
Étant autochtone, la seule langue que j’ai jamais entendue était la langue Mi’kmaq. La langue anglaise était très étrange. Pendant le temps où je suis allé à l’école, j’ai eu mon frère aîné qui traduisait pour moi. La partie la plus difficile du système d’éducation, c’est qu’ils ont essayé de commencer le français, et j’avais eu déjà bien du mal à apprendre l’anglais. Ils voulaient me faire apprendre le français! J’ai dû leur dire: «Cela ne marche pas avec moi.»
Aujourd’hui, lorsque vous vous penchez sur l’éducation, dans la communauté autochtone, au moins ils ont des écoles dans leurs propres communautés, ils ont des programmes d’immersion. Ils peuvent parler leur propre langue dans leur propre environnement. C’est plus convivial, il n’y a pas de préjugés ou de racisme comme je l’ai vu à Whycocomagh où j’ai grandi comme enfant dans cette école de village. Il y avait beaucoup de racisme, de haine envers les autochtones. Il était très difficile de recevoir une éducation dans un tel environnement hostile.
Pendant les mois d’hiver, l’anguille était en hibernation dans une couche de quatre à six pouces de boue molle. Elle pouvait rester ainsi jusqu’à ce que les aulnes se mettent à bourgeonner. C’est ce que disait mon grand-père: « Vous attendiez de voir les aulnes, dès qu’ils commençaient à bourgeonner. C’est alors que les anguilles sortaient de leur hibernation. »
Pour un pécheur d’anguilles expérimenté, pour un pécheur d’anguilles autochtone, ces zones où nous pêchions nous avaient été montrées de générations en générations. Elles avaient été transmises d’une génération à une autre. C’était un endroit où mon père et son père, et le père de son père, avaient pêché. Beaucoup de ces endroits où nous pêchions avaient été pratiqués pour prendre du poisson sur des centaines et des centaines d’années.
La principale préoccupation que nous avions était la conservation. La conservation était toujours dans notre esprit. Vos parents ou vos grands-parents vous disaient de ne pas pratiquer la surpêche, « ;Essayer d’en laisser pour les autres.» Donc, vous ne vouliez jamais faire de la surpêche en certains endroits. Si vous aviez quatre ou cinq sites de pêche, vous saviez où aller, les sites que vous deviez éviter pour la surpêche. Vous vouliez essayer d’équilibrer la nature.
Au cours du printemps quand la neige commence à dégeler, que la glace fond une fois que vous voyiez les que es aulnes commencer à bourgeonner, c’est à ce moment que les anguilles sortaient de leur hibernation. Ils attendaient généralement un mois ou deux avant de commencer la pêche de l’anguille. C’était au début de juin. Ils pêchaient les anguilles durant la nuit en utilisant – eh bien, aujourd’hui, ce serait la lampe au propane. Ils se seraient mis juste à flotter au-dessus de l’eau, tout en s’assurant qu’il n’y avait pas de vent et que l’eau était très calme, et c’était la façon dont ils pêchaient les poissons à la saison d’été. Ou ils pouvaient aussi utiliser des pièges à anguilles.
Une anguille est prise.
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Calum: En hiver, comment faisiez-vous pour les attraper si elles étaient dan la boue?
Barry: En hiver, nous devions faire un trou dans la glace. Nous avions une perche de 12 à 16 pieds de long. Au bout de la perche, il y avait une fourche, et sur chaque côté de la fourche il y avait trois pointes aiguisées. Il y avait une longue pointe aiguisée au milieu.
Habituellement, vous la jetiez dans la boue, à environ trois ou quatre pouces dans la boue, et essayer de sentir – vous deviez avoir une méthode, vous deviez avoir une habitude. Ce n’était pas la nuit que vous pouviez apprendre à pêcher les anguilles.
Une fois que vous sentiez quelque chose au bout de votre perche, vous saviez si c’était un morceau de bois, vous saviez si c’était une anguille. Une fois que vous la jetiez dans la boue, vous deviez tourner dans le sens contraire des aiguilles d’une montre autour de votre trou avec votre perche. Parfois vous deviez le faire trois ou quatre fois. Enfin, vous le savez, il fallait avoir de la pratique. Cela ne vous venait pas pendant la nuit.
Les anguilles se comportaient étrangement devant le tonnerre et quand il y avait la foudre. Elles étaient plus rapides, elles étaient difficiles à approcher, et elles étaient si rapides! Vous saviez donc que quelque chose allait se passer – ou bien s’il y allait avoir du tonnerre, de la pluie ou un coup de vent.
Calum: Lorsque vous pêchiez en été, est-ce qu’il était difficile de séparer les grosses anguilles des plus jeunes?
Barry: Si vous péchiez la nuit en été, vous aviez une sélection, vous ne vouliez certainement pas attraper des petites, parce que c’était bien trop de travail. Il faut sept ans à une anguille pour atteindre la taille de vingt-deux pouces de long. Alors, vous pouvez vous imaginer si vous en attrapiez une grosse! Cela prenait dix à douze ans pour attraper celle-là; elle a douze ans d’âge. Vous étiez donc très sélectif sur la taille de ce que vous souhaitiez attraper mais en hiver, vous n’aviez pas le choix. Vous ne saviez pas ce qui était en-dessous du trou.
Barry emploi un journal pour obtenir la prise de l'anguille.
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Calum: Après que vous aviez capturé l’anguille, est-ce que vous vouliez la nettoyer tout de suite? Quelles étaient les étapes que vous suiviez pour vous préparer à la manger?
Barry: Bien avant que la technologie ne progresse dans les journaux, les gens utilisaient du sable. Ils allaient chercher une zone sableuse, parce que l’anguille est si visqueuse qu’il fallait trouver du sable pour se saisir d’elle.
Vous commenciez à lui ouvrir le ventre jusqu’aux branchies. Une fois que vous avez enlevé les intestins, vous tourniez le cou sur notre index et vous coupiez l’arête centrale et la chair, sans couper la peau. Une fois que vous aviez coupé cette partie, vous placiez votre pouce à l’extérieur de l’arrière du cou de l’anguille, puis vous utilisiez votre main pour retirer la chair et la peau séparément. Grâce à la technologie vous pouviez utiliser un journal, pour une meilleure adhérence. Vous la tiriez de côté, vous jetiez la peau et vous gardiez la chair, mais quand vous la nettoyez, assurez-vous que le vaisseau sanguin est bien coupé. Ensuite, vous la coupez en morceaux, vous le mettez dans un four chauffé à 400F et vous aurez un bon souper. Vous pouvez soit faire un ragoût soit la cuire au four. Je préfère qu’elle soit cuite au four.
Calum: Qu’est-ce que vous mangez avec elle? Quelles garnitures utilisez-vous pour ce plat?
Barry: Des oignons et des pommes de terre, aussi simple que cela. Et des pains sans levain faits maison, vous savez. C’est mon plat préféré.
Peler la peau loin de la chair.
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En conformité avec l’éducation de mes grands-parents et de mes parents, nous ne vendons jamais nos captures. Cela a toujours été partagé avec les membres de la communauté. Quand j’ai appris la pêche à l’anguille à mes garçons, tout ce que nous prenions a été donné aux communautés, notamment aux aînés. Nous ne voudrions jamais vendre nos prises. Notre méthode était le partage avec les autres.
En hiver, nous initions tous ceux qui voulaient participer à la pêche à l’anguille. Essayer ça. Nous allons vous apprendre comment faire la pêche à l’anguille.
Il suffit de s’amuser dehors, en profitant des conditions du climat hivernal. Même s’il fait froid, il y a beaucoup de travail à faire, c’est finalement très agréable.
J’ai toujours partagé mes connaissances avec mes fils et leurs amis, et j’espère que les traditions se maintiendront.
Je trouve que la méthode de la pêche à l’anguille est en train de disparaître. Plus beaucoup de gens comptent sur les anguilles pour se nourrir. Je ne sais pas si ce sont les gens qui perdent le goût ou qui perdent la tradition, ou bien si c’est trop de travail. Surtout ici, à Eskasoni, je trouve qu’il n’y a plus que l’ancienne génération qui est à la recherche des anguilles. Mais il y a peu de jeunes qui en profitent encore, de ce goût de l’anguille.
J’ai quatre fils et j’espère qu’ils vont garder la tradition, comme je l’ai reçue de mes grands-parents, de mon père. J’espère qu’ils la continueront, qu’ils la maintiendront avec leurs fils et les fils de leurs fils.
Le Lac Bras d'Or en hiver.
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Calum: Est-ce qu’il y a plus de plaisir à sortir en été ou en hiver?
Barry: L’été, j’en profite beaucoup, et même s’il y a beaucoup de moustiques, les mois d’été sont agréables.
Les mois d’hiver sont froids, et il y a beaucoup de travail à faire pour pêcher l’anguille. Faire un trou – parfois vous avez un pied de glace à traverser, vous devez utiliser une hache. Dans chaque communauté autochtone, vous avez des personnes qui font des travaux différents, qui occupent des positions ou des fonctions differentes. Vous pouvez avoir des chasseurs, vous pouvez avoir des pêcheurs et vous pouvez avoir des gens qui font la cueillette.
Les personnes qui se sont spécialisées dans la chasse, ou la pêche au saumon ou à l’anguille, ils pourront connaître certains endroits où il y a une abondance de poissons. Les chasseurs pourront avoir du petit et du gros gibier. Dans une communauté autochtone, chaque cueilleur, ou chasseur sera spécialisé dans un certain domaine, et leurs techniques seront pratiquées par les membres de leur famille, d’une génération à l’autre.
Cet article a été édité à partir d’un entretien avec Barry Bernard, réalisé à son domicile en Mars 2009 par l’équipe du projet Work Through Time.
© 2009 C@P Society of Cape Breton County
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© C@P Society of Cape Breton County, 2009

