Poésie Mi’kmaq du Travail
Histoires de Panier
Assise dans un coin de la maison, la vieille femme
A travaillé comme elle l’avait toujours fait.
Voici que dure dans l’air l’unique odeur persistante du foin.
Ses mains sont habiles
Tandis qu’elle a ajouté la dernier touche à son panier.
Elle ne sait rien des pauvres imitations de plastique que nous voyons aujourd’hui.
Faire des paniers, raconter des histoires,
Voici ce qu’elle sait faire si bien.
Son travail est de l’art
Un travail original
Où chaque conception est un classique,
D’où cela lui vient-il?
Seules ses chansons et ses histoires pourraient le dire.
Avec précision et habileté,
Son travail échappe à toutes les erreurs,
Comme elle chante tout doucement
Tandis qu’elle tresse son panier selon sa forme.
De temps à autre, elle le regarde d’un côté à l’autre,
Puis elle reprend sa chanson qui va de refrain en refrain jusqu’à sa fin.
Le tressage des paniers
Voici ce qu’elle sait faire
Ce poème est paru initialement dans Sons of Membertou : Poetry, Stories and Legends par Shirley Christmas. Publié en 1993 par Capers Aweigh Small Press.
ⓒ 1993 Shirley Ann Christmas
Alexander debout dans l’herbe haute de Chapel Island
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The C@P Society of Cape Breton.
Chaque été depuis sa jeunesse il fera son chemin en traversant en bateau. Une apparition toute rouge sur l’eau bleue.
Avec son repas dans une main, une faux dans l’autre, il marche comme un homme qui a une mission à accomplir.
Son but : couper l’herbe haute pour tous ceux qui arrivent à leur Mecque. Une silhouette isolée qui se repose sur l’île solitaire, appuyé sur son coude qui repose sur la faux et la main sur le menton. L’odeur de foin fraîchement coupé partout, la brise légère qui l’emporte au loin. Une perle de sueur qui coule sur son visage devant les yeux bleus turquoise, les nez des Indiens, à travers le chaume blanc et qui tombe finalement, et qui s’évapore rapidement avant qu’elle ne touche le sol. Les hautes herbes qui étaient une fois si fières tombent facilement sous les glissements réguliers de la faux. L’herbe défunte sera bientôt ressuscitée à nouveau pour servir de litière pour leur wi’kuoml. Les épis et les brins serviront pour allumer le feu pour leur thé et leur gâteau rien ne sera perdu ce jour-là.
Pour Alexander (Santi) Marshall
Ce poème est paru initialement dans Clay Pots and Bones – Pka’wo’qq aq Wagntal, par Lindsay Marshall, publié en 1997 par Solus Publishing.
ⓒ 1997 Lindsay Marshall
Mes Quatre Mères de la Médecine Mi’kmaq
Venez voir, j’ai une photo,
Une photo de 375 ans de connaissances, de pouvoir, de beauté et de guérison.
Ce sont mes quatre mères de la Médecine Mi’kmaq
Et moi, leur fils.
Regarde celle-ci, elle a un médecin de mots pour une fille.
Ah! Regarde celle-ci, une infirmière la première en blanc, une guérisseuse.
La troisième, une gardienne de l’ancien savoir,
Sa fille une enseignante.
Ma dernière Mère de la Médecine Mi’kmaq,
Maîtresse, femme de l’art et médecin.
Ce sont mes Mères de la Médecine Mi’kmaq
Et moi, leur fils.
Elles sont mes quatre directions, mes quatre parties de mon être, spirituelle, physique, émotionnelle et celle de l’environnement.
Toutes les bases sont réunies
Tous mes soins prodigués par
Mes quatre Mères de la Médecine Mi’kmaq
Et moi, leur fils,
Complètement guéri et prêt
Ce poème est paru initialement dans la Mi’kmaq Anthology, par Lindsay Marshall, publié en 1997 par Pottersfield Press, édité par Rita Joe et Lesley Choyce.
ⓒ 1997 Lindsay Marshall
Les manches de Haches d’Andrew
Depuis cinquante ans, il forme des bâtons de frêne aux harpons à anguille, des bandes de bois pour la vannerie et des manches de hache. Les mains d’Andrew étaient la seule preuve de son travail. Chaque main a ses propres callosités, ses cicatrices et sa forme. Le pouce droit de mon oncle s’est épaissi à force de tenir le couteau courbé Mi’kmaq. Sa main gauche a travaillé dur pour maintenir fixement le bois alors qu’il était assis sur le tesipew. Gravées sur le manche qui a été rendu lisse par son usage constant on trouve les initiales A. B. Chaque jour, il termine les anciennes tâches ou en commence de nouvelles. Son travail de sculpture a pu cesser assez tôt pour qu’il puisse vendre ses produits. Tôt le matin le soleil part à sa rencontre. Ses yeux couleur de boue clignent face à l’éblouissement de la lumière matinale. Au soir, le soleil le dépasse alors qu’il rentre chez lui avec son sac plein et lourd.
Pour Andrew Battiste
Ce poème est paru initialement dans la Mi’kmaq Anthology, par Lindsay Marshall, publié en 1997 par Pottersfield Press, édité par Rita Joe et Lesley Choyce.
ⓒ 1997 Lindsay Marshall
17 Quand j’étais petite
Quand j’étais petite
J’aidais mon père
A faire des manches de hache.
Il venait à la maison, arrivant du bois avec un rouleau d’écorces de bouleau,
Mon père voulait tailler à fond
Coupant avec un couteau tordu
Jusqu’à ce qu’un manche bien taillé soit apparu
Prêt à être poli au sable par mon frère.
Quand il était fini
Nous en commencions un autre,
Travaillant parfois toute la nuit
Avec moi qui tenait un brandon allumé
Pour éclairer leur chemin
Lorsque notre lampe à pétrole était à sec.
Ensuite dans la matinée
Ma mère serait heureuse
Parce qu’il y aurait à manger aujourd’hui
Ce poème est paru initialement dans les Poems of Rita Joe, par Rita Joe, publié en 1978 par Abanaki Press. Il a été republié dans We are the Dreamers : Recent and Early Poetry, par Rita Joe, publié en 1999 par Breton Books.
ⓒ 1978, 1999 Rita Joe
23 Nous faisons de paniers de frêne et d’érable
Nous faisons des paniers de frêne et d’érable
Du bon bois
Des dessins en arabesques, soigneusement tressés,
Rien de brut,
Attachés à la perfection.
Femmes de paix
Ce poème est paru initialement dans les Poems of Rita Joe, par Rita Joe, publié en 1978 par Abanaki Press. Il a été republié dans We are the Dreamers : Recent and Early Poetry, par Rita Joe, publié en 1999 par Breton Books.
ⓒ 1978, 1999 Rita Joe
25 Ils ont fait leurs plats d’écorce
Ils ont fait leurs plats d’écorce
Ils les ont cousu avec des racines de sapin si bien
Qu’ils peuvent retenir l’eau
Ils ont accumulé du combustible sec qui ne fait pas de fumée dans le wigwam.
Leurs bouilloires en bois sont toujours
Pleines de soupe pour la famille et l’étranger.
Ils chassaient les animaux à fourrure,
Ils tannaient les peaux, ils fabriquaient des vêtements et des mocassins, ils tressaient des raquettes, ils montaient et démontaient des wigwams.
Ces choses et bien d’autres encore,
Ils gardaient le travail du L’nu.
Ce poème est paru initialement dans les Poems of Rita Joe, par Rita Joe, publié en 1978 par Abanaki Press. Il a été republié dans We are the Dreamers : Recent and Early Poetry, par Rita Joe, publié en 1999 par Breton Books.
ⓒ 1978, 1999 Rita Joe
L’art de faire des boites de porcs-épics
En juillet, août, septembre et octobre
Quand vient le temps le plus chaud de l’été
C’est le moment de récolter l’écorce de bouleau
Pour faire des boites de porcs-épics.
Nous cherchons un arbre
Dont le tronc est de la taille d’un seau
L’écorce est bonne, nous la taillons
Et nous la coupons
Elle se pèle facilement, elle vient à moi
Maintenant nous cherchons des piquants
Nous voyons un porc-épic
Et nous lançons un chiffon sur son dos
Nous sautons derrière lui, il encoche la flèche
Comme pour dire: « ;laissez-moi tranquille »
Il s’enfuit au loin.
Maintenant, nous avons de l’écorce de bouleau et des piquants
Pour faire des boites de porc-épic
C’est l’art de mon peuple qui traverse les âges
Un talent sans pareil.
Maski – écorce de bouleau
Kowi – piquantsCe poème est initialement par dans L’nu and Indians we’re called, par Rita Joe, publié en 1991 par Ragweed Press.
ⓒ 1991 Rita Joe
Le Forgeron Indien
Andrew Battiste du Eskasoni
A l’ombre de sa maison couverte d’arbres
Le Micmac fait danser le marteau
Son front brille de sueur
Dans la chaleur des braises de sa forge
L’accent de sa lourde frappe,
Le son de l’acier
L’artisanat en train de mourir
Les harpons à anguilles, les couteaux à graver, les couteaux tordus,
Et les couteaux à bandes de paniers
Les couteaux autochtones pour couper les bandes des paniers
Tout au long de l’année, il a travaillé
Il a chanté des chansons à Niskam
Rappelant les traditions qu’il connaissait
Maintenant il est parti, en laissant ses questions sans réponse
« Pourquoi ne comprennent-ils pas ma culture? Si bien que je dois renoncer »
Il partage ses talents mais les autres ne s’en aperçoivent pas.
Lape’so’qn – couteaux à bandes de paniers.
Niskam (Manitou) – DieuCe poème est initialement par dans L’nu and Indians we’re called, par Rita Joe, publié en 1991 par Ragweed Press.
ⓒ 1991 Rita Joe
Des manches de hache à vendre
C’est à la maison qu’il apporte les masses des bûches
Elles vont être divisées en quartier et fendues sur l’arc du chevalet.
Ensuite elles seront taillées avec soin avec un couteau tordu.
Ces manches simulées vont apparaître comme par magie
Elles seront tenues solidement en main avec force
Quelques heures de sommeil
Ensuite un courageux esprit d’ambition
On passe les manches au sable pour obtenir la douceur du fini
Des douzaines de douzaines sont prêtes à être vendues
Au matin, le soleil de l’aube
Reflète sa grande joie
Celle de l’Indien et de son travail multiplie sa satisfaction.
Ce poème est initialement paru dans Songs of Eskasoni, More Poems of Rita Joe, publié en 1988 par Ragweed Press.
ⓒ 1988 Rita Joe
Le fabricant de panier
Avec les forme de l’art dans l’esprit
La production commence.
L’imagination joue la musique où la création s’installe.
Si la floraison va réussir
C’est que les fleurs doivent produire l’émerveillement.
La fin de la formation de la tâche de l’esprit
Aux yeux du spectateur
S’accomplit dans les promesses du
Fabricant de panier.
Ce poème est initialement paru dans Songs of Eskasoni, More Poems of Rita Joe, publié en 1988 par Ragweed Press.
ⓒ 1988 Rita Joe
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© C@P Society of Cape Breton County, 2009

