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Poésie Mi’kmaq du Travail

Histoires de Panier

Une femme a fabriqué un panier, 1904. Ile de chapelle.Une femme a fabriqué un panier, 1904. Ile de chapelle.
Unknown. 97-170-28008. Beaton Institute, Cape Breton University.

Assise dans un coin de la maison, la vieille femme
A travaillé comme elle l’avait toujours fait.
Voici que dure dans l’air l’unique odeur persistante du foin.

Ses mains sont habiles
Tandis qu’elle a ajouté la dernier touche à son panier.
Elle ne sait rien des pauvres imitations de plastique que nous voyons aujourd’hui.

Faire des paniers, raconter des histoires,
Voici ce qu’elle sait faire si bien.
Son travail est de l’art
Un travail original
Où chaque conception est un classique,
D’où cela lui vient-il?
Seules ses chansons et ses histoires pourraient le dire.

Avec précision et habileté,
Son travail échappe à toutes les erreurs,
Comme elle chante tout doucement
Tandis qu’elle tresse son panier selon sa forme.
De temps à autre, elle le regarde d’un côté à l’autre,
Puis elle reprend sa chanson qui va de refrain en refrain jusqu’à sa fin.

Le tressage des paniers
Voici ce qu’elle sait faire

Je l’ai appris des histoires qu’on raconte

Ce poème est paru initialement dans Sons of Membertou : Poetry, Stories and Legends par Shirley Christmas. Publié en 1993 par Capers Aweigh Small Press.


Alexander debout dans l’herbe haute de Chapel Island

A photograph of tall grass.
The C@P Society of Cape Breton.

Chaque été depuis sa jeunesse il fera son chemin en traversant en bateau. Une apparition toute rouge sur l’eau bleue.

Avec son repas dans une main, une faux dans l’autre, il marche comme un homme qui a une mission à accomplir.

Son but : couper l’herbe haute pour tous ceux qui arrivent à leur Mecque. Une silhouette isolée qui se repose sur l’île solitaire, appuyé sur son coude qui repose sur la faux et la main sur le menton. L’odeur de foin fraîchement coupé partout, la brise légère qui l’emporte au loin. Une perle de sueur qui coule sur son visage devant les yeux bleus turquoise, les nez des Indiens, à travers le chaume blanc et qui tombe finalement, et qui s’évapore rapidement avant qu’elle ne touche le sol. Les hautes herbes qui étaient une fois si fières tombent facilement sous les glissements réguliers de la faux. L’herbe défunte sera bientôt ressuscitée à nouveau pour servir de litière pour leur wi’kuoml. Les épis et les brins serviront pour allumer le feu pour leur thé et leur gâteau rien ne sera perdu ce jour-là.

Pour Alexander (Santi) Marshall

Ce poème est paru initialement dans Clay Pots and Bones – Pka’wo’qq aq Wagntal, par Lindsay Marshall, publié en 1997 par Solus Publishing.


Mes Quatre Mères de la Médecine Mi’kmaq

Le panier standard de modèle de Diamant avec le peuplier ou l'érable ou ls cendre rouge. La couverture est curieuse. Aucun date disponible.Le panier standard de modèle de Diamant avec le peuplier ou l'érable ou ls cendre rouge. La couverture est curieuse. Aucun date disponible.
Mi'kmaq Resource Centre; The C@P Society of Cape Breton County.

Venez voir, j’ai une photo,
Une photo de 375 ans de connaissances, de pouvoir, de beauté et de guérison.
Ce sont mes quatre mères de la Médecine Mi’kmaq
Et moi, leur fils.
Regarde celle-ci, elle a un médecin de mots pour une fille.
Ah! Regarde celle-ci, une infirmière la première en blanc, une guérisseuse.
La troisième, une gardienne de l’ancien savoir,
Sa fille une enseignante.
Ma dernière Mère de la Médecine Mi’kmaq,
Maîtresse, femme de l’art et médecin.
Ce sont mes Mères de la Médecine Mi’kmaq
Et moi, leur fils.
Elles sont mes quatre directions, mes quatre parties de mon être, spirituelle, physique, émotionnelle et celle de l’environnement.
Toutes les bases sont réunies
Tous mes soins prodigués par
Mes quatre Mères de la Médecine Mi’kmaq
Et moi, leur fils,
Complètement guéri et prêt

Pour la partie suivante de mon voyage.

Ce poème est paru initialement dans la Mi’kmaq Anthology, par Lindsay Marshall, publié en 1997 par Pottersfield Press, édité par Rita Joe et Lesley Choyce.


Les manches de Haches d’Andrew

Les couteaux tordus, contrôlés et en bois avec les diverses sculptures; le dix-neuvième siècle.Les couteaux tordus, contrôlés et en bois avec les diverses sculptures; le dix-neuvième siècle.
The Mi'kmaq Resource Centre; The C@P Society of Cape Breton County.

Depuis cinquante ans, il forme des bâtons de frêne aux harpons à anguille, des bandes de bois pour la vannerie et des manches de hache. Les mains d’Andrew étaient la seule preuve de son travail. Chaque main a ses propres callosités, ses cicatrices et sa forme. Le pouce droit de mon oncle s’est épaissi à force de tenir le couteau courbé Mi’kmaq. Sa main gauche a travaillé dur pour maintenir fixement le bois alors qu’il était assis sur le tesipew. Gravées sur le manche qui a été rendu lisse par son usage constant on trouve les initiales A. B. Chaque jour, il termine les anciennes tâches ou en commence de nouvelles. Son travail de sculpture a pu cesser assez tôt pour qu’il puisse vendre ses produits. Tôt le matin le soleil part à sa rencontre. Ses yeux couleur de boue clignent face à l’éblouissement de la lumière matinale. Au soir, le soleil le dépasse alors qu’il rentre chez lui avec son sac plein et lourd.

Pour Andrew Battiste

Ce poème est paru initialement dans la Mi’kmaq Anthology, par Lindsay Marshall, publié en 1997 par Pottersfield Press, édité par Rita Joe et Lesley Choyce.


17 Quand j’étais petite

L'os a contrôlé des couteaux tordus du dix-neuvième siècle.L'os a contrôlé des couteaux tordus du dix-neuvième siècle.
Mi'kmaq Resource Centre; The C@P Society of Cape Breton County.

Quand j’étais petite
J’aidais mon père
A faire des manches de hache.
Il venait à la maison, arrivant du bois avec un rouleau d’écorces de bouleau,
Mon père voulait tailler à fond
Coupant avec un couteau tordu
Jusqu’à ce qu’un manche bien taillé soit apparu
Prêt à être poli au sable par mon frère.
Quand il était fini
Nous en commencions un autre,
Travaillant parfois toute la nuit
Avec moi qui tenait un brandon allumé
Pour éclairer leur chemin
Lorsque notre lampe à pétrole était à sec.

Ensuite dans la matinée
Ma mère serait heureuse
Parce qu’il y aurait à manger aujourd’hui

Lorsque mon père aurait vendu notre travail.

Ce poème est paru initialement dans les Poems of Rita Joe, par Rita Joe, publié en 1978 par Abanaki Press. Il a été republié dans We are the Dreamers : Recent and Early Poetry, par Rita Joe, publié en 1999 par Breton Books.


23 Nous faisons de paniers de frêne et d’érable

Le panier de pervenche avec le couvercle; aucun date disponible.Le panier de pervenche avec le couvercle; aucun date disponible.
The Mi'kmaq Resource Centre; The C@P Society of Cape Breton County.

Nous faisons des paniers de frêne et d’érable
Du bon bois
Des dessins en arabesques, soigneusement tressés,
Rien de brut,
Attachés à la perfection.
Femmes de paix

Nous tressons chaque jour

Ce poème est paru initialement dans les Poems of Rita Joe, par Rita Joe, publié en 1978 par Abanaki Press. Il a été republié dans We are the Dreamers : Recent and Early Poetry, par Rita Joe, publié en 1999 par Breton Books.

ⓒ 1978, 1999 Rita Joe

 


L'instrument en forme de cône d'appel d'élan. Fait d'écore. Aucun date disponible.L'instrument en forme de cône d'appel d'élan. Fait d'écore. Aucun date disponible.
The Mi'kmaq Resource Centre; The C@P Society of Cape Breton County.

25 Ils ont fait leurs plats d’écorce

Ils ont fait leurs plats d’écorce
Ils les ont cousu avec des racines de sapin si bien
Qu’ils peuvent retenir l’eau
Ils ont accumulé du combustible sec qui ne fait pas de fumée dans le wigwam.
Leurs bouilloires en bois sont toujours
Pleines de soupe pour la famille et l’étranger.
Ils chassaient les animaux à fourrure,
Ils tannaient les peaux, ils fabriquaient des vêtements et des mocassins, ils tressaient des raquettes, ils montaient et démontaient des wigwams.
Ces choses et bien d’autres encore,
Ils gardaient le travail du L’nu.

Ce poème est paru initialement dans les Poems of Rita Joe, par Rita Joe, publié en 1978 par Abanaki Press. Il a été republié dans We are the Dreamers : Recent and Early Poetry, par Rita Joe, publié en 1999 par Breton Books.


L’art de faire des boites de porcs-épics

La grande boîte de plume d'oie. Utilisé pour l'emmagasinage, il mesure 8 pouces dans le diamètre par 5 pouces dans la hauteur. Les plumes d'oie de porc-épic, le fond de bois soigné, treen-marqué (le clou en bois), la racine d'épicéa approchant teint noir. La teinture bleue est l'indigo du commerce (parmi Mi'kmaq) et l'or est de la racine de sang. L'étoile sur le couvercle est un hiéroglyphe représentant le soleil, environ 1830. Les dates le plus probablement du dernier dix-neuvième siècle.La grande boîte de plume d'oie. Utilisé pour l'emmagasinage, il mesure 8 pouces dans le diamètre par 5 pouces dans la hauteur. Les plumes d'oie de porc-épic, le fond de bois soigné, treen-marqué (le clou en bois), la racine d'épicéa approchant teint noir. La teinture bleue est l'indigo du commerce (parmi Mi'kmaq) et l'or est de la racine de sang. L'étoile sur le couvercle est un hiéroglyphe représentant le soleil, environ 1830. Les dates le plus probablement du dernier dix-neuvième siècle.
The Mi'kmaq Resource Centre; The C@P Society of Cape Breton County.

En juillet, août, septembre et octobre
Quand vient le temps le plus chaud de l’été
C’est le moment de récolter l’écorce de bouleau
Pour faire des boites de porcs-épics.

Nous cherchons un arbre
Dont le tronc est de la taille d’un seau
L’écorce est bonne, nous la taillons
Et nous la coupons
Elle se pèle facilement, elle vient à moi

Maintenant nous cherchons des piquants
Nous voyons un porc-épic
Et nous lançons un chiffon sur son dos
Nous sautons derrière lui, il encoche la flèche
Comme pour dire: « ;laissez-moi tranquille »
Il s’enfuit au loin.

Maintenant, nous avons de l’écorce de bouleau et des piquants
Pour faire des boites de porc-épic
C’est l’art de mon peuple qui traverse les âges
Un talent sans pareil.

Maski – écorce de bouleau

Kowi – piquants

Ce poème est initialement par dans L’nu and Indians we’re called, par Rita Joe, publié en 1991 par Ragweed Press.


Le Forgeron Indien

Andrew Battiste du Eskasoni

Les couteaux tordus, contrôlés et en bois avec les diverses sculptures; le dix-neuvième siècle.Les couteaux tordus, contrôlés et en bois avec les diverses sculptures; le dix-neuvième siècle.
The Mi'kmaq Resource Centre; The C@P Society of Cape Breton County.

A l’ombre de sa maison couverte d’arbres
Le Micmac fait danser le marteau
Son front brille de sueur
Dans la chaleur des braises de sa forge
L’accent de sa lourde frappe,
Le son de l’acier
L’artisanat en train de mourir
Les harpons à anguilles, les couteaux à graver, les couteaux tordus,
Et les couteaux à bandes de paniers
Les couteaux autochtones pour couper les bandes des paniers

Tout au long de l’année, il a travaillé
Il a chanté des chansons à Niskam
Rappelant les traditions qu’il connaissait
Maintenant il est parti, en laissant ses questions sans réponse
« Pourquoi ne comprennent-ils pas ma culture? Si bien que je dois renoncer »
Il partage ses talents mais les autres ne s’en aperçoivent pas.

Lape’so’qn – couteaux à bandes de paniers.

Niskam (Manitou) – Dieu

Ce poème est initialement par dans L’nu and Indians we’re called, par Rita Joe, publié en 1991 par Ragweed Press.


Des manches de hache à vendre

Les couteaux tordus, contrôlés et en bois avec les diverses sculptures; le dix-neuvième siècle.Les couteaux tordus, contrôlés et en bois avec les diverses sculptures; le dix-neuvième siècle.
The Mi'kmaq Resource Centre; The C@P Society of Cape Breton County.

C’est à la maison qu’il apporte les masses des bûches
Elles vont être divisées en quartier et fendues sur l’arc du chevalet.
Ensuite elles seront taillées avec soin avec un couteau tordu.
Ces manches simulées vont apparaître comme par magie
Elles seront tenues solidement en main avec force

Quelques heures de sommeil
Ensuite un courageux esprit d’ambition
On passe les manches au sable pour obtenir la douceur du fini
Des douzaines de douzaines sont prêtes à être vendues
Au matin, le soleil de l’aube
Reflète sa grande joie
Celle de l’Indien et de son travail multiplie sa satisfaction.

Ce poème est initialement paru dans Songs of Eskasoni, More Poems of Rita Joe, publié en 1988 par Ragweed Press.


Le fabricant de panier

L'herbe et le bouleau doux éclissent le panier avec le couvercle. Les dates le plus probablement des années 1930 ou des années 40L'herbe et le bouleau doux éclissent le panier avec le couvercle. Les dates le plus probablement des années 1930 ou des années 40.
The Mi'kmaq Resource Centre; The C@P Society of Cape Breton County.

Avec les forme de l’art dans l’esprit
La production commence.
L’imagination joue la musique où la création s’installe.
Si la floraison va réussir
C’est que les fleurs doivent produire l’émerveillement.
La fin de la formation de la tâche de l’esprit
Aux yeux du spectateur
S’accomplit dans les promesses du
Fabricant de panier.

Ce poème est initialement paru dans Songs of Eskasoni, More Poems of Rita Joe, publié en 1988 par Ragweed Press.

 

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